Avec les mots "you'll never see me again and no one's gonna cry for me" (vidéo extra cheap, mais tube écoeurant!) sa vie était finie avant même d'avoir la chance de la savourer, avant d'avoir appris ce qu'étaient les mouettes épeurantes, la pluie froide ou l'arc en ciel visible à travers la smog matinal. La petite bête n'a jamais su ce qu'était la joie que peut nous fournir un boulon, ni ce qu'était la valeur d'une famille heureuse composée de multiples petit rongeurs tous plus cutes les uns que les autres. Il ne saura jamais ce qu'est Konnabin Tékollavek ni ce que c'est que de jouer au ping pong avec les pitons d'une radio ancienne comme la terre avec une pile bien attachée avec un élastique qu'on quête à un caissier à la caisse du pavillon de Québec après avoir capté son attention après maints essais qui ne portèrent nul fruit.
Ceci est pour la procrastination, la toujours infaillible envie d'atteindre le but de sa vie suspendu sous la forme d'une noix sur une ficèle du haut d'un pont. Mais qu'est l'éternité si ce n'est que la partie de l'imaginaire qui nous empêche de voler, le petit quelque chose qui fait qu'on tombe en bas lorsque la noix est enfin à notre portée et qu'avant qu'on ne le réalise, on se fond en une seule et unique entité avec l'objet de notre désir?
Et alors, le bébé écureuil ouvra ses petits yeux et il pensa à l'avenir. Il pensa à la mahine et au boulon. Il pensa au paradis et à Foinçoize. Sa vie si courte mais que belle...quel avenir, quel destin...mais le camion allait trop vite...
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